Electronic Labyrinth: THX 1138 4EB
George Lucas
Synopsis
Dans un futur indéterminé, des humains sont détenus et soumis à la volonté d'autres humains. L'un d'eux, THX 1138, prend la fuite.
Thématiques
Cinéma
,
Dictature
,
Film Essai
,
Futur
,
Identité
,
Liberté
,
Mort
,
Nouvelles Technologies
,
Peur
,
Révolte
,
Science-Fiction
,
Suspense
,
Violence
- Production :
- 14 min
- 1967
- 12-14 ans, 14-16 ans, Ados/Adultes
- Fiction
- Etats-Unis
En un coup d'œil
Electronic Labyrinth THX 1138 4EB est l’un des courts métrages réalisés par George Lucas dans le cadre de ses études de cinéma à la University of Southern California. Il en tirera quatre ans plus tard la matière de son premier long métrage, THX 1138. Ce court métrage peut, rétrospectivement, s'envisager comme l'un des (nombreux) actes de naissance du Nouvel Hollywood, cette génération de cinéastes américains qui remanient les formes et les récits hollywoodiens dès la fin des années 60. George Lucas y compose le tableau anxiogène d'une société futuriste et convoque de nombreuses références, notamment à la Nouvelle Vague, d'Alphaville de Jean-Luc Godard (1965) à La Jetée de Chris Marker (1962).
Le film se présente comme une fable dystopique, située dans un avenir indéterminé, dans laquelle les individus sont soumis à la réclusion et au contrôle mental d'autres humains. Ceux-ci s’affairent à d'énigmatiques opérations techniques et informatiques de codage, câblage, cadrage… L’omniprésence des chiffres, dans la bande sonore comme à l’image, souligne le processus de déshumanisation des individus, désignés exclusivement par des numéros de série. Le récit impressionne par le contraste entre l’univers complexe qu’il instaure, en une dizaine de minutes, et la simplicité manichéenne des enjeux qui s’y déploient : enfermer vs. fuir, contrôler vs. s’échapper, fixité vs. mouvement... Le labyrinthe du titre peut alors renvoyer autant à l’organisation obscure de cette société futuriste qu’au dédale uniforme de couloirs, portes et ascenseurs que traverse le fugitif. Multipliant les axes et les échelles de plans, usant d'un montage vif et d'une narration éclatée – et recourant par endroits, fait rare pour l'époque, au format vidéo –, le film compose ainsi, dans des décors minimalistes traversés d'étranges machines, un précipité de science-fiction kafkaïenne et paranoïaque.
À la loupe
Construction du récit
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Générique
- Réalisation : George Lucas
- Production : USC School of Cinematic Arts
- Scénario : George Lucas
- Son : Daniel Tueth
- Interprétation : Marvin Bennet , Jae Carmichael , David Munson , Dan Natchsheim , Ralph Stell
Autres ressources
Accompagnement pédagogique :
Thomas Fouet, Thomas Cabrera et Margot Grenier