Le sang de la veine

Martin Jauvat
Le sang de la veine

Synopsis

Un été, dans une banlieue de Seine-et-Marne, Rayan s’ennuie ferme lorsqu’il « matche » avec Zoé sur Tinder. Il se précipite alors chez elle et à la surprise de tomber nez à nez avec sa famille. Il monte dans la chambre de la jeune femme et comprend vite que ce rendez-vous va se révéler plus insolite que prévu…

Thématiques

Sélections

  • Production :
  • 16 min
  • 2021
  • Ados/Adultes
  • Fiction
  • France
  Malentendants

En un coup d'œil

Premier film de Martin Jauvat produit de manière traditionnelle, après plusieurs courts métrages auto-produits tournés à Chelles (77), sa ville natale, Le sang de la veine est sélectionné aux César du court métrage 2022. Comme dans ses œuvres précédentes, le réalisateur y explore l’ennui comme moteur d’imprévu et d’aventures. Le film peut dérouter à première vue, tant il mêle des registres différents, rarement associés. Il débute comme une comédie romantique – le rendez-vous entre Rayan (William Lebghil) et Zoé (Anaïde Rozam) – avant de glisser vers des tonalités tour à tour inquiétantes – une famille étrangement réunie devant la télévision – et oniriques – l’apparition d’un extraterrestre –, tout en étant situé dans un quotidien prosaïque et reconnaissable, celui d’un quartier pavillonnaire de Seine-et-Marne. Le réalisateur revendique ce mélange comme une manière de déjouer les attentes du spectateur.

Au-delà de cette originalité formelle, le film brosse un portrait plus profond qu’il n’y paraît de la génération du cinéaste. Le début de la relation entre Rayan et Zoé pointe avec humour la rapidité avec laquelle peuvent se faire dorénavant les rencontres, grâce aux applications dédiées. La suite du film nuance l’idée reçue selon laquelle ces échanges mèneraient immédiatement à consommer le corps de son/sa partenaire : l’érotisme maladroit et superficiel des premières minutes laisse finalement place à un besoin de sincérité et de tendresse partagé par les deux personnages. Ce portrait générationnel s’appuie sur de nombreuses références culturelles et numériques, qui ancrent les protagonistes dans leur époque : jeux vidéo, applications – de Tinder à Google Maps - et surtout musique, du clin d’œil à JuL dans le titre au poster de Justin Bieber dans la chambre. Au-delà du virtuel, c’est surtout sur ce terrain très concret que se joue la rencontre entre Rayan et Zoé.

À la loupe

Pistes pédagogiques

Générique

  • Réalisation : Martin Jauvat
  • Production : Ecce Films
  • Scénario : Martin Jauvat
  • Image : Vincent Peugnet
  • Son : Florent Tupin
  • Interprétation : Martin Jauvat , William Lebghil , Anaïde Rozam
  • Montage : Jules Coudignac

Autres ressources

Accompagnement pédagogique : Julien Marsa, Thomas Cabrera et Margot grenier