Mademoiselle Kiki et les Montparnos

Amélie Harrault
Mademoiselle Kiki et les Montparnos

Synopsis

La vie d’Alice Prin, dite Kiki de Montparnasse, dans le Paris de l’entre-deux-guerres : une femme aux multiples facettes, à la fois muse des grands peintres et photographes de son époque et artiste.

Thématiques

Sélections

  • Production :
  • 14 min
  • 2013
  • Ados/Adultes
  • Animation
  • France
  Malentendants

En un coup d'œil

Court-métrage d’animation biographique, Mademoiselle Kiki et les Montparnos évoque la vie trépidante de Kiki de Montparnasse, figure haute en couleur de la scène artistique parisienne, au début du XXe siècle. Portrait de celle qui fut surnommée « La reine de Montparnasse », le film se présente d’abord comme le récit d’une ascension sociale : née dans un petit village de Bourgogne, élevée dans le plus grand dénuement et victime de discriminations en raison de ses origines modestes, Alice Prin, dite Kiki, va malgré tout réussir à intégrer la société parisienne et à devenir célèbre, comme muse et comme artiste – elle fut elle-même peintre, actrice, danseuse et chanteuse de cabaret. Le film montre comment cette reconnaissance permet au personnage de s’émanciper, se détachant de l’autorité de sa mère comme de la dépendance financière vis-à-vis des hommes de sa vie. Kiki apparaît aussi comme une femme libérée des diktats liés au corps féminin, qu’elle révèle sans pudeur et dont elle semble jouir pleinement.

Au-delà de ce parcours atypique et exceptionnel, le film dresse le portrait d’une ville, Paris, en pleine effervescence culturelle pendant les Années folles. À la Rotonde ou à la Coupole, se retrouvent alors un groupe d’artistes bohèmes, désignés comme « les Montparnos » : les peintres Maurice Utrillo, Tsugouharu Foujita et Amedeo Modigliani, le photographe Man Ray ou l’écrivain et journaliste Ernest Hemingway. Les séquences du film qui leur sont consacrées ouvrent une porte sur leur univers : passant du noir et blanc à la couleur, variant les traits et les formes, l’animation s’attache à rendre compte de leurs expérimentations esthétiques. Égérie de tous ces artistes, Kiki fait figure de lien entre ces différents courants. Une façon pour le film de rappeler l’influence de cette figure souvent oubliée et de mettre en avant le rôle des femmes dans l’histoire de l’art.

À la loupe

Histoire collective/individuelle

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Pistes pédagogiques

Générique

  • Réalisation : Amélie Harrault
  • Production : Olivier Catherin
  • Production : Les 3 Ours
  • Scénario : Amélie Harrault
  • Image : Joan Frescura
  • Animation : Lucile Duchemin , Serge Elissalde , Amélie Harrault
  • Son : Raphaël Seydoux , Yan Volsy
  • Interprétation : Alan Czarnecki , Jean-Pierre de Giorgio , Serge Elissalde , Matthew Geczy , Céline Lambert , Eriko Takeda , Yan Volsy
  • Montage : Rodolphe Ploquin
  • Musique : Olivier Daviaud
  • Décors : Delphine Chauvet , Amélie Harrault

Autres ressources

Accompagnement pédagogique : Julien Marsa, Thomas Cabrera et Margot Grenier