Le Monde en soi
Jean-Charles Finck, Sandrine Stoïanov
Synopsis
While preparing her first exhibition, a young painter commits so passionately to her creations that she loses touch with reality and descends into hallucinatory chaos. Confined in a clinic, she progressively rebuilds herself through painting and the daily observation of a squirrel under her window.
Thématiques
Corps
,
Dessin
,
Langage
,
Peinture
,
Portrait
,
Rêve
,
Santé Mentale
,
Solitude
,
Souffrance
,
Ville
Sélections
- Production :
- 18 min
- 2020
- Ages 9-12, Teens
- Animation
- France
En un coup d'œil
Ayant déjà collaboré sur un premier court métrage, les cinéastes Jean-Charles Finck et Sandrine Stoïanov dressent, dans leur nouvelle œuvre commune Le monde en soi, le portrait d’Élisa K., une artiste fictive dont le parcours s’inspire de l’expérience de la réalisatrice. Réalisé en peinture animée et d’une grande beauté visuelle, le film fait le récit d’une chute, suivie d’un long processus de renaissance. Ce faisant, il tisse deux temporalités : le passé d’Élisa, artiste peintre emportée par un bouillonnement créatif qui finit par l’isoler, et son présent, à l’hôpital, où elle cherche à se reconstruire. À travers la vulnérabilité et la résilience du personnage, les cinéastes évoquent la condition d’artiste, entre sensibilité exacerbée au monde et danger d’un investissement trop intense dans la création.
Élisa arpente un Paris proche du réel, même si la ville se transforme parfois au gré de son imagination. Dans le métro comme dans la rue, les publicités exhibent sans relâche des corps féminins, à l’opposé des principes féministes portés par les artistes qui l’inspirent, de Virginia Woolf à Annette Messager ou Simone de Beauvoir. Travaillant sur la représentation de sa propre intimité, Élisa perd progressivement pied, envahie par ces représentations marchandes du corps de la femme, qu’elle perçoit comme une agression – envers son être autant qu’envers sa création artistique.
Accompagnant le parcours pictural d’Élisa – d’une création d’abord très corsetée à des œuvres progressivement libérées – le film esquisse le portrait d’une artiste en cheminement, qui se construit et se nourrit des épreuves traversées. Loin d’un monde saturé d’injonctions contradictoires, le séjour à l’hôpital représente alors l’opportunité d’un nouveau rapport à son environnement. Grâce au dépouillement du lieu, Élisa réussit à se couper du tumulte urbain et de ses représentations omniprésentes, pour réapprendre à voir. Et ainsi porter un regard plus apaisé et distancié sur ce qui l’entoure.
À la loupe
Narrative construction
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Générique
- Direction : Jean-Charles Finck , Sandrine Stoïanov
- Production : Caïmans Productions
- Animation : Jean-Charles Finck , Sandrine Stoïanov
- Sound : Xavier Thibault
- Editing : Jean-Charles Finck
- Music : Pierre Caillet
Autres ressources
Fiche rédigée par
Julien Marsa, Thomas Cabrera et Margot Grenier